Le nouvel album de Feist : une splendeur. Rien à jeter, ou presque. Et, vocalement parlant, vraiment époustouflant…

Ce qui m’a frappée au premier abord, c’est la qualité de son chant. Il est vrai que depuis que je prends des cours de chant, je suis hyper sensible aux performances vocales dans les titres que j’écoute. Ca en déformerait presque mon jugement … Mais là, tout le monde sait que la marque de Leslie Feist, c’est cette voix étrange et rauque. Et cette voix de velours, à la fois douce et rugueuse, presque chuchotante, qu’on lui connaissait sur le précédent disque, a gagné en ampleur (et en assurance ?), sans pour autant perdre de son identité. Cette voix si caractéristique occupe maintenant sa –juste- place, plus mûre et plus épanouie, mêlant désormais audace et retenue dans une délicate alchimie, avec parfois même quelques accents de hargne. Du beau relief, en somme.
En clair : ceux qui ont été touchés par le côté dépouillé et pudique du précédent album n’accrocheront peut-être pas avec The Reminder, qui apparaît plus sophistiqué, tant dans le chant que dans les arrangements. A ce propos, Feist prouve que sa voix trouve aussi bien sa place dans l’équation accents folk + gratte sèche = émotion brute que dans des arrangements plus aboutis : banjo, trompettes, tambourins, violons et piano (One Two Three Four, The Limit To Your Love).
De mon côté, je me régale de ce disque énergique et spontané, composé avec empressement en tournée, et de l’exploration vocale de Leslie Feist. En tant qu’apprentie chanteuse, je prends une belle leçon de chant.
Enjoy !
Le tiercé gagnant :
- So Sorry, 1er titre du disque et superbe entrée en matière
- One Two Three Four pour les arrangements
- Brandy Alexander pour l’harmonie et la voix sur la corde raide
(Et que dire de plus de cette pochette graphiquement irréprochable..)
Aperçue l’autre jour en se promenant sur King’s Road, la galerie de Jill Furmanovsky, photographe de rock de son état.
Manifestement, la dame en a déroulé, du km de coulisses, et a eu l’illustre honneur de croiser dans le champ de son objectif les plus grandes icônes rock depuis plus de 30 ans.
Tant le choix des compos (stars s’arrachant leurs vêtements sur scène ou portraits plus intimistes) que celui des sujets, des Kinks a Pete Doherty en passant par les « brats » d’Oasis, donne un bon aperçu de l’histoire du rock européen (donc british) depuis les années 60.
Je vous engage vivement à aller jeter un coup d’œil à son site internet : Rock Archive, sorte d’agence spécialisée qui regroupe les œuvres de nombreux confrères photographes de rock, plus talentueux les uns que les autres, on s’y perd avec plaisir …
Si vous vous jetez à l’eau, il vous en coûtera la modique somme de £800 environ pour avoir un tirage unique et numéroté de Mick Jagger dans le salon.









